The Wooden Sculpture
The Wooden Sculpture
The Wooden Sculpture
nouvelle vidéo
https://youtu.be/I0fOwJx1nYgDans le cadre de la refonte de notre logo, nous avons imaginé une sculpture en bois, réalisée en collaboration avec Ève-Lise et Julien. Pour immortaliser ça, nous avons produit une vidéo retraçant les différentes étapes de production. Derrière la caméra, on retrouve Marine Bréhin, au son et montage, Elsa Massol.
Découvrir la vidéoRencontre avec les artisans de la sculpture
Nous avions déjà eu l'occasion de travailler avec Julien lorsque nous avons ouvert la boutique de Nantes. Pour cette sculpture il a collaboré avec sa compagne, Ève-lise. Nous avons pris le temps, entre deux rushs pour en savoir plus sur leur travail et leur environnement.
Vous pouvez vous présenter en quelques mots ? Quel est votre parcours ?
On est un couple de designers et artisans installé à Nantes depuis 5 ans. Un couple dans la vie de tous les jours et parfois dans le travail, comme pour ce projet de statuette à l’effigie du nouveau logo de Olow. Au sein de nos ateliers partagés, on conçoit, on coordonne, on prototype et on fabrique des objets, du mobilier, des aménagements ou encore des scénographies.
Avant ça on a passé quelques années en région parisienne où on travaillait dans un gros FabLab (laboratoire de fabrication). On y accompagnait des porteurs de projets pour les aider à développer leurs idées et pour les former à l’utilisation d’outils de fabrication et de conception.
Et puis on a eu envie de changement, de retrouver une vie à une échelle plus humaine, de trouver un endroit où on pourrait se projeter à plus long terme…. Et c’est tombé sur Nantes.
Qu’est ce qui vous a amenés à vous engager dans l’artisanat ?
Eve-Lise / Pour moi l’artisanat c’est une histoire d’amour qui dure depuis longtemps ! J’ai suivi une formation en ébénisterie en parallèle de ma formation de designeuse. J’ai toujours été fascinée par le travail de la matière, par son aspect binaire : soit ça marche, soit ça marche pas et on recommence ! C’est à la fois très tangible et en même temps il y a quelque chose d’une grande sensibilité.
Julien / Pour ma part j’étais pas du tout pré-destiné à l’artisanat. D’ailleurs je le fais toujours un peu en dilettante. Je suis plutôt rentré par la porte des outils de fabrication numériques, notamment l’impression 3D et la découpe laser, pour bricoler des trucs pour moi. Et puis en travaillant au quotidien dans des ateliers remplis de machines je me suis mis à toucher un peu à tout !
Vous travaillez chacun dans des ateliers partagés de la ville de Nantes, pouvez-vous nous en dire plus ? Quelle importance cela a pour vous ?
On accorde beaucoup d’importance au tissu local. On aime s’entourer de gens qui nous inspire, avec qui on collabore et qui devienne souvent des amis. On a quasiment toujours travaillé dans des ateliers partagés. C’est des lieux extraordinaires où on rencontre des gens qui font des trucs en tout genre, avec qui on partage nos projets, nos outils, mais aussi des moments de vie du quotidien.
Quand on est indépendant c’est super d’avoir du monde avec qui échanger sur son travail, partager les difficultés auxquelles on fait face, demander un avis ou juste avoir un coup de main pour porter un truc lourd.
Dans votre démarche, la matière a une importance capitale, tant au niveau du matériau lui-même que de son sourcing, vous pouvez nous en dire plus ?
On est conscient que notre activité à un impact dans l’usage de matière première, d’énergie , de transport… Du coup on favorise au maximum l’utilisation de matériaux déclassés, revalorisés, de bois massif d’essences européennes. Et on travaille le plus possible à l’échelle locale, on tend à fabriquer des objet qui durent dans le temps, tant par leur style que par leur robustesse.
On peut pas faire de miracle mais on essaye de faire au mieux pour être alignés avec nos valeurs.
Quelles sont les étapes clés pour réaliser une statuette comme celle-ci ?
La fabrication de ces statuettes est intéressante parce qu’elle est à la croisée des savoir-faire ancestraux, des nouveaux modes de production et en plus elle s’inscrit dans une démarche responsable .
Le socle en chêne massif est débité et corroyé sur des vielles bécanes traditionnelles qui ont eut plusieurs vies.
Le logo quant à lui est usiné numériquement dans des chutes de panneaux de 3 plis chêne issues d’un de nos précédents projets.
L’ensemble est poncé finement et puis on applique une huile de lin naturelle pour une finition chaleureuse !
Comment choisissez vous les projets sur lesquels vous travaillez ?
On n’a pas toujours le luxe de choisir nos projets mais de manière générale les clients viennent nous voir pour ce qu’on a déjà fait.
Quoiqu’il arrive avant de se lancer on explique notre démarche et on voit si on est d’accord sur la ligne directrice.
Et puis une grande partie de notre travail consiste aussi à orienter nos propositions dans des directions qui font sens à la fois pour le client mais aussi pour nous.
Un projet particulier qui vous a marqué ?
Eve-Lise / Chaque projet a tendance marquer ma pratique, mon regard sur mon métier, m’amène à me dépasser créativement et techniquement.
Pour en citer un je dirait l’aménagement du théâtre des quinconces au mans que j’ai réalisé en collaboration avec la scénographe Lise Mazeau. L’ensemble du mobilier a été pensé pour être durable tout en favorisant au maximum le réemploi.
Ce projet m’a permis de me rendre compte qu’on peut vraiment faire des grandes choses tout en opérant une certaine sobriété.
Julien / J’ai envie de citer la boutique Olow de Nantes, forcément ! Avec mon ancienne boite, l’Atelier Clac, on a réalisé l’ensemble de son aménagement en 2023.
C’est chouette de bosser pour une marque comme ça parce que l’exigence est placée au bon endroit. On s’est tout de suite mis d’accord pour fabriquer la majeure partie du mobilier en matériaux déclassés et en bois bois massif.
Ça colle à la fois à leur esthétique et c’est complètement cohérent avec l’éthique qu’ils défendent depuis le début.
Vous allez aimer